Comment l'Ile-de-France est devenue le premier désert médical français

En région parisienne, à quelques kilomètres de Notre-Dame et de la tour Eiffel, de nombreuses communes manquent de médecins, un phénomène paradoxal dans la région la plus riche et peuplée de France, qui risque encore de s'accentuer.

Le médecin de Delloula, 66 ans, est parti à la retraite et "personne ne l'a remplacé". Cette ancienne femme de ménage, qui vit dans une cité de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, souffre de problèmes cardiaques. Avant de trouver une place dans un centre de santé, elle a dû parfois aller aux urgences pour une banale consultation: "J'y ai passé la journée".

Comme elle, 4,4 millions d'habitants de l'Ile-de-France, "n'ont pas accès à un généraliste comme ils le devraient", soit 37% de la population, explique Didier Jaffre, un responsable de l'Agence régionale de santé (ARS). La région est "l'endroit où vous avez le plus de médecins" mais, "rapporté à la population, nous sommes le premier désert médical français".

Auparavant richement dotée en praticiens, en 10 ans, elle a vu partir 2.000 médecins généralistes. Et le phénomène "concerne toutes les professions de santé, infirmiers, aides-soignants, manipulateurs radio...", souligne M. Jaffre.

En outre, 48% des médecins libéraux y ont plus de 60 ans : "la moitié des généralistes" vont donc partir "dans les 5 ans...", souligne Bruno Silberman, président de l'Union régionale des professionnels de santé (URPS).

"Un médecin traitant a en moyenne entre 1.500 et 2.000 patients en Ile-de-France", ajoute Alexandre Grenier, directeur général de l'URPS. "Quand il part à la retraite sans trouver de successeur, on a ce nombre de personnes qui cherchent un nouveau médecin, dont entre 30 et 40% de patients dits complexes, avec des pathologies chroniques".

- Conditions difficiles -
A Saint-Denis, ville la plus peuplée de Seine-Saint-Denis, en 2011 des médecins ont voulu changer la donne en créant, aux pieds d'une des grandes tours du Franc-Moisin, l'une des plus grosses cités du département, un centre de santé associatif. Le but : "répondre aux besoins de santé du quartier et créer une structure qui puisse attirer des médecins généralistes". "Ca a marché, ceux qui étaient là au début sont presque tous restés", explique Anne-Gaëlle Provost.

Néanmoins, la désertification "s'aggrave" : autour des généralistes partent, d'autres sont victimes de burn-out... Les spécialistes, kinés, orthophonistes, manquent aussi.

Parmi les raisons évoquées pour expliquer le phénomène: des conditions d'exercice parfois difficiles, avec une activité soutenue dans une région fortement peuplée où certains patients sont en situation de grande précarité. S'y ajoutent le prix du logement, les transports, qui poussent certains soignants à partir, et le coût du foncier pour les jeunes médecins cherchant à s'installer.

En plus de mesures mises en place à l'échelle nationale, l'URPS, l'ARS et les collectivités investissent donc dans les murs. 85 projets ont été soutenus ces deux dernières années, pour 15 millions d'euros. Mais, "pour relever le défi il faudrait presque qu'on soit à l'inauguration d'une maison médicale par semaine", prévient M. Silberman.

Pourtant, même quand les bâtiments sont là, attirer des médecins peut s'avérer difficile. Ainsi à Ablis, commune d'environ 3.500 habitants dans les Yvelines (ouest de Paris), le maire cherche "depuis un an" un praticien pour remplacer un des trois médecins.

"Annonces dans des publications spécialisées", recours à un cabinet de "chasseurs de têtes", "rien n'y fait, pour l'instant on n'a pas de candidat", explique Jean-Louis Barth.

Dans la maison médicale aux murs clairs, inaugurée près de l'église il y a huit ans, une affichette prévient: "fermeture définitive du cabinet le 28 juin 2019".

A l'ARS, on a clairement conscience de l'enjeu. "Il faut un véritable plan Marshall", "rendre attractif nos professions de santé en Ile-de-France", dit Didier Jaffre. L'ARS travaille avec le Conseil régional qui souhaite notamment construire 11.000 logements pour permettre aux soignants de se loger. Un ajustement sur la feuille de paie n'est pas exclu : "il faut qu'on reconnaisse, dans les rémunérations, la spécificité des professionnels de santé franciliens", explique M. Jaffre.


La canicule a fait exploser les ventes de brumisateurs et de ventilateurs

Plus 533% de chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente: les ventilateurs et climatiseurs ont été pris d'assaut pendant la canicule record qui a frappé la France fin juin, comme les brumisateurs dont les ventes ont grimpé de 402%, selon le cabinet spécialisé Nielsen.

La société de mesure et analyse de données avance plusieurs éléments significatifs des bouleversements engendrés par la canicule pour la consommation des Français, en comparant le chiffre d'affaires sectoriel du 24 au 30 juin 2019 par rapport à celui de la même période de 2018.

Les soupes et sauces fraîches, comme le gaspacho, ont par exemple progressé de 27%, les concentrés d'agrumes de 26,8%.

La progression la plus spectaculaire est celle des ventilateurs et climatiseurs, dévalisés au point que "le chiffre d'affaires a été multiplié par six" par rapport à 2018. Dans un rayon hygiène-beauté également dynamisé par les fortes températures, les brumisateurs ont vu leurs ventes progresser de 402% par rapport à la même période un an plus tôt.

Les glaces ont logiquement été plébiscitées, mais Nielsen note dans un communiqué que "le bilan est très différent d'un département à l'autre": si l'achat de glaces a grimpé dans les Vosges (+88%), le territoire de Belfort (+70%) ou le Haut-Rhin (+68%), il n'a crû que de 8% dans le Morbihan et a même reculé dans le Finistère (-3%)! La Bretagne a été "plutôt épargnée par la canicule", rappelle le cabinet.

Il a également noté que certains rayons avaient connu des ruptures significatives, comme les glaces ou... la mozzarella, manquante en rayons dans 14% des cas, "soit des niveaux bien supérieurs à la normale". Dans une moindre mesure, l'eau (10% de ruptures) et les bières et cidres (9% de ruptures) ont connu des ruptures de stocks supérieures à la normale.

Enfin, deux secteurs ont pâti des fortes températures: les cosmétiques et parfums, dont le chiffre d'affaires du 24 au 30 juin 2019 a baissé de 8,2% par rapport à 2018, et les vins, en baisse de 8,7%.

Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d'une canicule exceptionnelle en Europe, appelée à se reproduire sous l'effet du réchauffement de la planète.


Petit poisson n'éclora pas : la faute à la pollution lumineuse

La pollution lumineuse menace l'éclosion des poissons clowns, popularisés par le dessin animé "Le monde de Nemo", alerte mercredi une étude australienne.

Facilement reconnaissable à sa livrée orange et ses bandes blanches bordées d'un trait noir, le poisson clown commun, Amphiprion ocellaris, qui vit près des récifs coralliens, est confronté à un ennemi sournois qui ne cesse de se renforcer: la lumière artificielle.

De fait, le littoral bordant les récifs de corail est de plus en plus exposé à de l'éclairage LED avec l'essor des constructions le long des côtes, le développement des ports et des docks, pointent des chercheurs de l'université Flinders (Australie), auteurs de l'étude. Les navires de croisière et les hôtels flottants éclairent eux aussi la surface des eaux marines qui attirent les touristes.

Pour connaître l'impact de cette lumière artificielle la nuit sur les poissons clowns, l'équipe de scientifiques a étudié en laboratoire dix couples reproducteurs, dont cinq, constituant le groupe témoin, étaient exposés à une luminosité classique, avec alternance de jour et de nuit.

Les aquariums des cinq autres couples - au centre de l'expérience - étaient éclairés par le haut pendant la nuit avec une lumière LED d'intensité modérée (25 à 28 lux), comparable à celle qui éclaire la surface de l'océan près des rivages habités.

Les premières étapes de la reproduction se sont passées normalement. "Il n'y a pas eu de différences significatives sur la fréquence du frai entre le groupe témoin et le groupe soumis à la lumière artificielle nocturne", note l'étude publiée dans Biology Letters (Royal Society).

Les femelles ont pondu leurs oeufs, qui ont été ensuite fécondés par les mâles. Pendant la période embryonnaire, les parents se sont occupés ensemble des oeufs.

Normalement, l'éclosion doit avoir lieu le soir du huitième jour environ.

Mais pour les oeufs qui avaient été soumis à la lumière artificielle la nuit, "le taux d'éclosion a été de 0%", constate l'étude. Il n'y a eu aucune progéniture...

- "Repère"-
"J'ai été surprise d'obtenir des résultats aussi nets", déclare à l'AFP Emily Fobert, chercheuse associée en biodiversité et conservation à l'université Flinders et co-auteur de l'étude.

"Notre étude montre clairement que la pollution lumineuse a le potentiel d'interférer avec le succès reproducteur des poissons clowns, estime-t-elle.

Les chercheurs n'ont pas étudié le mécanisme précis qui a inhibé l'éclosion des poissons clowns en présence de lumière artificielle la nuit. "Mais nous pensons que ces oeufs n'ont jamais expérimenté l'obscurité, qui pourrait être un repère nécessaire pour déclencher l'éclosion", avance Emily Fobert.

Pour autant il est difficile pour les chercheurs de prédire comment cette pollution lumineuse nocturne est susceptible d'affecter la dynamique des populations de poissons clowns sur le terrain.

Car contrairement à ce que fait croire "Le monde de Nemo", le film des studios Pixar, produit par Disney, sorti en 2003, "les bébés poissons clowns ne restent pas dans l'anémone (urticante) dans laquelle ils sont nés" et qui les protège de leurs prédateurs, relève Emily Fobert. "Ils peuvent trouver une nouvelle maison à des dizaines voire des centaines de kilomètres de leurs parents".

"Cela veut dire que même dans une zone frappée d'une forte pollution lumineuse, empêchant l'éclosion, la population locale pourrait être renforcée par des larves arrivant d'autres récifs coralliens", note-t-elle.

La pollution lumineuse touche 23% de la superficie terrestre (hors pôles), selon une étude de 2016. Et 22% des régions côtières expérimentent à des degrés divers une illumination artificielle, selon une autre étude parue en 2014.


Apollo fut aussi un pas de géant technologique sur Terre

La mission Apollo 11 du premier pas sur la Lune, dont le cinquantième anniversaire est célébré ce mois-ci, a catalysé de nombreuses percées scientifiques et technologiques.

Pour Apollo, la Nasa a construit la plus puissante fusée de l'histoire, la Saturn V, développée par l'équipe d'ingénieurs du transfuge nazi Wernher von Braun.

Mais grâce aux crédits généreux accordés par le Congrès américain, de l'ordre de 150 milliards de dollars d'aujourd'hui pour les trois premiers programmes de vols habités, la Nasa et l'industrie spatiale ont produit des innovations importantes.

"Apollo fut un laboratoire pour tenter de résoudre les gigantesques problèmes d'ingénierie auxquels nous nous heurtions", dit à l'AFP Brian Odom, historien au centre spatial Marshall de la Nasa.

En voici plusieurs exemples.

- Révolution informatique -
Jusqu'aux années 1960, les ordinateurs remplissaient des pièces entières et étaient composés de milliers de tubes à vide, très gourmands en énergie.

Tout a changé avec l'arrivée des disques durs de type "solid state" et de transistors rendant possible une miniaturisation suffisante pour être embarqués dans un véhicule spatial.

"Les fusées devaient fournir une très forte poussée, mais il fallait aussi réduire la masse et augmenter la puissance à bord pour l'informatique", dit G. Scott Hubbard, ancien directeur du centre de recherche Ames de la Nasa, près de San Francisco.

Cette évolution était déjà en route avant Apollo, mais c'est ce programme qui a accéléré l'avènement de cette nouvelle informatique... et, in fine, de la Silicon Valley.

- Purificateur d'eau -
La Nasa a développé un petit appareil de purification d'eau, pesant 255 milligrammes et tenant dans la main. Il purifiait l'eau en relâchant des ions argent, sans chlore.

La technologie a ensuite été adoptée pour tuer les microbes dans les systèmes collectifs de distribution d'eau.

- Repas lyophilisés -
Un autre problème des voyages spatiaux est qu'il fallait conserver la nourriture sans réfrigérateur, qui prennent trop de place et consomment de l'énergie.

Les chercheurs de la Nasa ont donc perfectionné une technique appelée lyophilisation: la déshydratation à très basse température d'aliments, afin d'en garder la forme et les nutriments mais sans eau, avec une masse grandement réduite. Des emballages empêchaient l'humidité et l'oxygène de les pénétrer.

- IRM -
Des techniques d'analyse numérique d'images développées par un centre de la Nasa pour améliorer les images de la surface de la Lune ont trouvé des applications dans d'autres domaines, et notamment en médecine, dans les techniques d'imagerie CT-scan et IRM.

- Des bottes lunaires aux baskets - 
Les bottes de Neil Armstrong et des astronautes ayant foulé le sol lunaire étaient fabriquées dans des matériaux dont certains ont franchi le pas vers le monde des baskets.

Un ingénieur d'Apollo, Al Gross, est notamment parvenu à compenser l'usure des milieux des semelles de chaussures athlétiques en réutilisant les techniques d'absorption des chocs des bottes spatiales, selon un numéro du magazine Spinoff de la Nasa en 1991.

- Couvertures de survie -
Les couvertures de survie utilisées aujourd'hui par les premiers secours dans le monde entier ont été inventées par la Nasa, pour protéger les astronautes et leurs instruments de vol des rayons solaires et éviter la surchauffe.

Elles sont très simples, composées d'un film de plastique doublé d'un film d'aluminium très fin, reflétant les rayons infrarouges.

- Outils sans fil - 
Les astronautes d'Apollo avaient une mission géologique: forer le sol lunaire pour récupérer des échantillons de roche, jusqu'à trois mètres de profondeur.

Black & Decker a développé un algorithme afin d'optimiser le moteur de la perceuse et réduire la consommation d'énergie... Une technologie appliquée plus tard dans les aspirateurs sans fil.

- Combinaisons -
L'espace est un endroit extrême, avec de terribles variations de températures, entre le froid du vide spatial et les milliers de degrés subis par la capsule pendant la rentrée atmosphérique, sans compter les radiations solaires.

L'armée américaine et la Nasa ont développé une fibre appelé PBI (polybenzimidazole synthétique) dans les années 1950 et 1960, qui a fini par être adoptée par les pompiers dans les années 1970.

Pour l'historien de la Nasa Brian Odom, c'est un exemple parmi d'autres du rôle moteur de l'Etat américain. "Aucune entreprise n'aurait pu le faire", dit-il. "Mais c'était ça, Apollo. Et le programme spatial continue à le faire aujourd'hui".

- Retour sur investissement ? -
Il n'y a aucun doute que le retour sur investissement, pour l'économie américaine, est positif. Mais ce serait une erreur de n'appréhender l'impact de la recherche spatiale qu'en termes économiques, dit Casey Dreier, de l'organisation The Planetary Society.

"C'était avant tout une démonstration des capacités technologiques et organisationnelles, un message envoyé par les Etats-Unis non seulement à l'Union soviétique, mais aussi aux pays qui venaient d'être décolonisés après la chute des pouvoirs européens" et devaient choisir entre capitalisme et communisme, dit-il.


Ces objets en plastique dont on pourrait facilement se passer

A la maison, au travail, dans les supermarchés... Les objets en plastique nous entourent quel que soit l'endroit où nous nous trouvons. Pourtant, un grand nombre d'entre eux sont loin d'être indispensables. 

Interdits dans les caisses de supermarchés français depuis le 1er juillet 2016 et dans les rayons fruits et légumes depuis le 1er janvier 2017, les sacs en plastique n'ont pas pour autant disparu de notre quotidien. S'il ne faut pas plus d'une seconde pour en fabriquer un, son usage ne se limite qu'à une vingtaine de minutes. Mais il lui faudra plusieurs siècles (entre 100 et 400 ans) pour se dégrader. 

Le sac plastique est l'exemple parfait de l'article plastique à usage unique sur lequel on pourrait aisément faire l'impasse en utilisant par exemple des pochettes en papier ou des sacs en tissu. Mais il est loin d'être le seul. 

La paille en plastique serait le 7e déchet le plus ramassé sur les plages

Comme précisé sur le site de Bas les Pailles, 8,8 millions de pailles sont jetées par jour en France, et ce uniquement dans l'industrie du fast-food. Aux Etats-Unis, ce chiffre passe à 500 millions chaque jour. "Assez pour faire deux fois et demi le tour de la planète", commente l'association. 

Or, ces petits objets en apparence anodins passent quelques minutes dans les verres pour ensuite être jetés et se retrouver dans les océans. Selon l'ONG Ocean Conservancy, la paille en plastique serait le septième déchet le plus ramassé sur les plages. Alors qu'on peut facilement les remplacer par des pailles en bambou, en inox ou en papier. Voire ne pas en utiliser du tout. 

Pailles, touillettes, cotons-tiges, couverts, assiettes, gobelets... La liste des accessoires en plastique à usage unique est longue. Tous ces objets suivent le même principe : production massive, utilisation éphémère et transformation en déchet, avec les plages et les océans pour destination finale. En mars dernier, le Parlement européen a validé définitivement l'interdiction des objets en plastique précédemment cités, au plus tard d'ici début 2021. 

Selon un rapport du Forum économique mondial publié en 2016, il y aura plus de plastique que de poissons dans l'océan d'ici 2050 si nos modes de production et de consommation ne s'inversent pas. 


Dengue au Honduras : la guerre au moustique Aedes aegypti est déclarée

 La guerre au moustique Aedes aegypti est déclarée au Honduras, où le virus de la dengue, transmis par l'insecte, a fait au moins 44 morts depuis le début de l'année.

"S'il vous plaît, ouvrez-nous. C'est une situation d'urgence. La dengue tue !", annoncent par haut-parleur les brigades chargées de la fumigation en parcourant mercredi les rues du quartier d'El Bosque, au nord de Tegucigalpa.

Des habitants sortent de leurs maisons avec perroquets, chiens, chats et autres animaux de compagnie pour laisser opérer chez eux les services de fumigation.

Le gouvernement du Honduras a déclaré mardi l'état d'urgence nationale pour pouvoir mobiliser les institutions de l'Etat et la population dans la lutte contre le vecteur de la maladie.

Au cours des six premiers mois de l'année, la dengue a tué 44 personnes et est soupçonnée d'être la cause du décès de 35 autres, selon le responsable de la surveillance épidémiologique, Gustavo Urbina. Quelque "15.406 cas de dengue" ont été recensés dans tout le pays, dont 5.032 graves, a-il précisé.

La situation pourrait empirer avec trois mois de pluie qui s'annoncent et pourraient favoriser la multiplication des sites de reproduction de l'Aedes aegypti, s'inquiètent les autorités sanitaires. Lors de la pire épidémie de dengue dans le pays, en 2010, 83 personnes avaient succombé au virus, selon les statistiques officielles.

"Les gens collaborent" avec les brigades de désinsectisation, se félicite Walter Peralta, un étudiant en médecine mobilisé pour combattre l'épidémie. Il s'agit, explique-t-il, de répandre de l'insecticide à l'intérieur des maisons et de traiter les citernes d'eau pour tuer les larves de moustique.

Simon Mendoza, âgé de 84 ans, est cependant sceptique : "ils restent seulement un petit moment, et puis s'en vont. Ici (dans le quartier El Bosque) ça fait des années que personne n'est venu", se plaint-il.

"Trois jours après (le traitement), ça revient. Cela ne sert à rien", assure-t-il, en affirmant : "les hôpitaux publics sont pleins de malades, et pas seulement de la dengue. Il y a des gens jusque par terre".

Son épouse, se désole-t-il, est morte il y a six mois "d'on ne sait quelle maladie parce que (l'hôpital de) la sécurité sociale n'avait pas de médicaments pour la soigner".


Certaines boutiques Apple commercialisent des lecteurs de glycémie

Certains Apple Store commencent à vendre des glucomètres One Drop. Cet appareil fonctionne avec l'application de santé de la firme et permet ainsi de connaître l'évolution de ses taux de sucre sanguins.

Bien qu'Apple ait précédemment vendu des produits de la marque One Drop via son site internet, CNBC a rapporté que ces glucomètres sont désormais proposés dans certaines boutiques Apple. C'est le seul appareil dédié aux diabétiques vendu dans les magasins physiques et en ligne de la firme californienne.

Ces appareils au design "esthétique" dispose d'applications complémentaires sous iOS et Watch OS pour suivre l'évolution de la glycémie, des applis intégrées à l'application Santé (Health) du fabricant. Du fait de leur esthétique léchée, les appareils One Drop se fondront parfaitement dans les rayons d'Apple, aux côtés des derniers iPhone, iPad et autres gadgets vendus chez Apple.

La mise à disposition de tels produits montre que l'entreprise s'intéresse de plus en plus aux technologies en lien avec la santé. En plus d'intégrer des outils médicaux tiers à son application Santé, Apple commence à développer et créer son propre matériel à visée médicale.

Son PDG, Tim Cook, teste actuellement un "glucomètre en continu" bien qu'il ne soit pas diabétique. Celui de One Drop, en revanche, propose des mesures ciblées et non en continu.

Le kit One Drop coûte 69,95$, soit environ 60€.


Les Etats-Unis, plus gros producteur de déchets ménagers des pays développés

Les Etats-Unis sont le pays produisant le plus de déchets ménagers par habitant au monde parmi les pays développés, sans avoir les capacités de tri nécessaires pour les absorber, ce qui représente une menace pour l'environnement, selon un rapport du cabinet Verisk Maplecroft.

Le monde produit en moyenne 2,1 milliards de tonnes de déchets par an, en prenant en compte les déchets solides gérés par les municipalités, c'est-à-dire la nourriture jetée, des plastiques et des détritus divers, de quoi remplir plus de 820.000 piscines olympiques. Seul 16% du total est recyclé, selon ce rapport.

Les habitants et les commerçants américains sont de loin ceux à produire le plus de détritus par personne parmi les pays les plus riches: en moyenne 773 kilos par an, soit plus de trois fois plus que la moyenne mondiale et sept fois plus que les Ethiopiens, l'Ethiopie étant le pays qui produit le moins de déchets.

En revanche, la capacité de recyclage aux Etats-Unis est l'une des plus mauvaises parmi les pays développés, avec seulement 35%, loin derrière l'Allemagne qui recycle 68% de ses détritus.

Les auteurs du rapport avertissent que la décision soudaine en 2018 de la Chine de ne plus accepter les déchets plastiques du monde entier, suivie par d'autres pays du Sud-Est asiatique, risque de compliquer encore la situation des pays gros producteurs de déchets.

Certains pays ont décidé d'interdire des produits en plastique, que ce soit les sacs ou des objets jetables. Pour autant, la production mondiale de matières plastiques a encore crû en 2018 à l'échelle mondiale, tirée par l'Asie et les Etats-Unis, selon la fédération PlasticsEurope.


Le non-respect du code de la route énerve particulièrement les automobilistes français

Une immense majorité des automobilistes interrogés s'estiment plutôt tolérants mais avec des limites (72%) voire même totalement calmes et sereins (24,5%), selon une enquête sur les comportements inavouables des Français au volant publiée par le spécialiste de l'assurance automobile complémentaire Club Identicar. Seuls 3% des sondés s'avouent râleurs compulsifs et 0,5% carrément agressifs au volant.

Les principales sources d'agacement au volant sont le non-respect du code de la route par les autres (79%), les embouteillages (9%) mais aussi les incivilités des piétons (7%). A noter que la moitié des automobilistes interrogés ne s'explique pas vraiment pourquoi il leur arrive de s'énerver tout en conduisant.

Quant aux disputes en voiture, elles résultent surtout de désaccords sur l'itinéraire à prendre (35%) et de remarques sur la conduite (27%).

Plus amusant, ils sont 43% à déclarer parler tout seul tout en conduisant, 41% à klaxonner dès qu'ils sont mécontents, 35% à chanter à tue-tête, 28% à proférer des insultes et 14% à écouter de la musique très fort, fenêtres ouvertes.

Au final, plus d'un automobiliste français sur deux (53%) se voit comme un conducteur exemplaire.

Cette étude a été menée du 30 avril au 12 mai 2019 auprès de 20.366 membres du Club Identicar.


Les règles douloureuses affecteraient la productivité au travail

Crampes, douleurs dans le bas-ventre, poitrine sensible, fatigue, mal de dos... Pour certaines femmes, la période des menstruations représente un moment éprouvant, voire invalidant, qui peut parfois les contraindre à s'absenter du travail. 

Une étude récemment publiée dans le BMJ Open a évalué la perte de productivité associée aux douleurs menstruelles, en comparant le taux d'absentéisme au travail ou à l'école et le taux de présentéisme chez 32.748 femmes néerlandaises âgées de 15 à 45 ans.

Les participantes ont répondu à des questionnaires en ligne de juillet à octobre 2017, dans lesquels elles ont décrit la fréquence et la durée de leur cycle menstruel, ainsi que l'intensité de leurs douleurs. Les volontaires ont également dû spécifier si elles avaient déjà raté le travail ou les cours pendant leurs règles et, si oui, combien de fois. 

Au total, près de 14% des sondées ont déclaré s'être déjà absentées du travail ou de l'école pendant leurs règles et près de 3,5% ont précisé que cela se produisait pendant chaque cycle menstruel ou presque. Le nombre moyen de jours de congé de maladie pris s'élevait à un peu plus d'un jour par an. Les femmes de moins de 21 ans étaient trois fois plus susceptibles de s'absenter que les femmes plus âgées.

La majorité des autres femmes (81%) ont répondu qu'elles allaient quand même au travail ou à l'école, tout en admettant que la douleur nuisait à leur efficacité. Selon les auteurs de l'étude, la perte de productivité totale pour ces femmes s'élevait à près de 9 jours chaque année. 

Des douleurs sous-estimées

Même si l'étude se base uniquement sur des auto-déclarations, les chercheurs qui l'ont dirigée estiment que l'impact des douleurs menstruelles reste largement sous-estimé dans nos sociétés, en particulier dans l'univers professionnel. "Bien que nous soyons au XXIe siècle depuis presque deux décennies, les discussions sur les symptômes menstruels sont encore parfois taboues", déplorent les auteurs de l'étude.

"Il est urgent de mettre davantage l'accent sur l'impact de ces symptômes, en particulier chez les femmes de moins de 21 ans, de discuter des options de traitement avec les femmes de tous âges et, idéalement, d'accorder plus de souplesse aux femmes qui travaillent ou vont à l'école", soulignent-ils. 

L'enquête indique en effet que seule une femme sur cinq explique à son employeur ou à l'école la véritable raison de son absence. Par ailleurs, environ deux tiers d'entre elles déclarent qu'elles aimeraient avoir la possibilité d'avoir des horaires de travail et/ou d'études plus souples pendant leurs règles.