Plus de 6 chefs français sur dix s'approvisionnent en légumes grâce à un potager

Le webzine Atabula a mené l'enquête auprès des chefs français pour juger de l'importance d'un potager dans leur travail en cuisine. Plus de soixante toques exerçant à Paris et en régions ont été interrogées pour cette étude atypique, instaurant "l'indice potager". 

A l'heure où le locavorisme est devenu autant un véritable outil de communication qu'une philosophie que de nombreux cuisiniers défendent, seuls 35% des cuisiniers assurent moins de 50% de leur approvisionnent annuel en légumes au moyen d'un potager. Atabula a identifié cinq chefs qui remplissent leur caisse à légumes uniquement grâce à cette culture de proximité, soit toute l'année, sinon durant quelques mois. Ce sont Alain Passard (L'Arpège), Gilles Bascou (Les Loges du Jardin d'Aymeric), Jean-Yves Massonnet (Le Stofflet, Château Colbert), Julien Lucas (La Table du Connétable) et Alexandre Couillon (La Marine). 

La question du sourcing pour 71% des chefs interrogés est facile à résoudre puisque leur lieu de culture se situe à moins de deux kilomètres de leur restaurant. 

Ces parcelles potagères présentent des tailles diverses. Si les célèbres potagers d'Alain Passard s'étendent sur quatre hectares où 70 à 80 variétés de produits sont cultivées, seuls 23% des potagers étudiés mesurent plus d'un hectare. 32% s'étirent sur 500 à 2.500 m2, quand 28% sont délimités entre 2.500 m2 et un hectare. 

L'indice potager est précisé pour chacun des chefs étudiés, et spécifié à l'adresse www.atabula.com.


Des tonnes de plastiques sur un archipel du bout du monde

Des centaines de millions de fragments de plastique sont échoués sur un archipel de l'océan Indien, signe supplémentaire de l'ampleur de cette pollution mondiale, ont annoncé jeudi des chercheurs.

Au total, plus de 400 millions de fragments ont été découverts, pesant quelque 238 tonnes, sur les rivages de sable blanc des iles Cocos, un groupe de 27 atolls peuplé de quelques centaines d'habitants, à 2.100 km à l'ouest de l'Australie.

Mais selon la biologiste Jennifer Lavers, dont l'étude est parue jeudi dans la revue Nature Scientific Reports, ces morceaux en surface ne sont que le sommet de l'iceberg.

La chercheuse de l'Université de Tasmanie n'est pas surprise: "Je travaille depuis une quinzaine d'années sur des iles isolées, et toutes ont subi ce type de débris", a-t-elle dit à l'AFP.

Mais "ce qui m'a le plus surprise c'est qu'en creusant dans les sédiments, la quantité ne diminue pas".

Selon l'équipe, la quantité réelle de plastique sur les plages étudiées, dans les différentes couches de sable, équivaudrait à jusqu'à 26 fois le volume des fragments visibles en surface. Pour ces chercheurs, les études globales sur les déchets tendent donc à "sous-estimer drastiquement l'ampleur de l'accumulation".

La production mondiale de plastique reste en pleine croissance, la moitié du volume produit datant des 13 dernières années. Chaque année, des millions de tonnes finissent dans les océans, menaçant directement la faune marine.

Pour Jennifer Lavers, une découverte en un lieu aussi isolé que les Cocos est source de préoccupation majeure.

"Les 5 gyres ou +continents de plastique+ attirent souvent l'attention, mais les îles Cocos en sont loin!", souligne-t-elle, relevant que "le plastique est partout, réparti par les courants, petits ou gros".

Une bonne part des déchets retrouvés sur l'archipel sont des emballages alimentaires.

Pour la scientifique, les modes de production et de consommation (réutilisation) sont à revoir si le monde veut mettre fin à cette "épidémie". "Certains atolls ont reçu de telles quantités (de plastique) qu'on est obligé de se poser des questions sur la manière dont on vit, y compris sur nos objets du quotidien", dit-elle.


Singapour veut mettre les fumeurs dans des cabines

Singapour a commencé à installer cette semaine des cabines pour fumeurs avec filtrage d'air intégré alors que les adeptes de la cigarette sont souvent contraints à fumer furtivement dans les rues de la cité-Etat qui voit le tabac d'un très mauvais oeil.

Le pays a l'une des législations anti-tabac les plus sévères au monde. La cigarette est interdite dans la plupart des espaces publics sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 1.000 dollars singapouriens (650 euros) et les e-cigarettes sont interdites.

Les nouvelles cabines, équipées d'un système de filtrage danois qui purifie l'air avant qu'il soit libéré à l'extérieur, peuvent en théorie accueillir 10 personnes.

Mais les fumeurs qui ont tenté l'expérience, interrogés par l'AFP, n'étaient pas convaincus et la plupart ont préféré aller allumer une cigarette dans un espace autorisé en plein air.

"L'atmosphère est vraiment très étouffante ici. C'est très petit et on est à l'étroit, je me sens comme un citoyen de seconde classe en fumant ici", a remarqué Azfar Zain, responsable d'une société d'e-commerce.

"Il n'y a pas non plus de sièges. Je ne suis pas prêt à venir fumer ici sauf si on fait des cabines plus grandes", a-t-il conclu.

Rama Dass, un employé de bureau, explique qu'il préfère fumer à l'extérieur. "Parfois j'ai juste besoin d'un peu d'air frais".

La société singapourienne Southern Globe Corporation qui a lancé ces cabines mardi prévoit d'en installer 60 d'ici la fin de l'année.

Singapour a commencé à appliquer des lois anti-tabac drastiques dans les années 1970 pour dissuader sa population de fumer.

Les espaces où il est interdit de fumer se sont depuis multipliés : campus universitaires, espaces communs des appartements et même dans les véhicules personnels aux vitres fermées.


Prague contre une "double qualité" des produits alimentaires au sein de l'UE

Le gouvernement tchèque a annoncé lundi avoir adopté un projet d'amendement interdisant la vente de produits alimentaires de qualité moindre que ceux commercialisés sous le même nom en Europe de l'Ouest.

"Notre objectif est d'assurer à nos consommateurs un traitement fair-play ainsi que la possibilité de choisir les produits ayant la même qualité que ceux qui sont vendus à l'ouest de nos frontières", a déclaré le ministre de l'Agriculture Miroslav Toman.

Le problème régulièrement dénoncé aussi par d'autres pays d'Europe centrale et orientale concerne surtout les "grands groupes multinationaux", a affirmé M. Toman devant la presse à l'issue du conseil des ministres, sans toutefois fournir des exemples concrets.

"Le non-respect de la réglementation sera passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions de couronnes", soit 1,94 million d'euros, a précisé le ministre.

Le texte qui fera prochainement l'objet d'un vote à la chambre basse a été adopté par le gouvernement du milliardaire populiste Andrej Babis à cinq jours des élections européennes, prévues en République tchèque vendredi et samedi.

La dénonciation de différences de qualité de certains produits de marque commercialisés sous le même emballage fait partie de la campagne électorale du mouvement ANO du chef du gouvernement, qui fait figure de favori du scrutin, selon les sondages.

"Il s'agit d'un sujet important non seulement à l'approche des élections européennes", a assuré M. Babis, qui est inculpé pour fraude présumée aux subventions européennes.

La Hongrie et la Slovaquie ont déjà dénoncé dans le passé la commercialisation de produits d'une qualité inférieure dans certains "nouveaux" pays de l'UE, accusant par exemple Nutella d'être "moins crémeux", Coca-Cola "moins riche" ou le chocolat en poudre Nesquik de Nestlé moins "intense".


La neutralité carbone en France est possible, disent de grandes entreprises

La France peut atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, sans renoncer à la croissance économique ni à bien vivre, si tous les acteurs s'y mettent "maintenant", estiment de grandes entreprises dans un rapport présenté lundi.

Nécessaire contre le dérèglement climatique, cet objectif 2050, consistant à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre qu'on ne peut en retirer de l'atmosphère, sera réalisable à la condition de changements "sans précédent", note l'association des Entreprises pour l'environnement (une quarantaine de groupes de tous secteurs représentant la moitié du CAC40).

"On n'est plus dans une +transition+, mais une transformation profonde sur le mode de vie des personnes, le comportement des entreprises, des pouvoirs publics", a dit devant la presse Jean-Dominique Senard, nouveau PDG de Renault, et président d'EPE. "L'enjeu de la solidarité des acteurs est fondamental".

Le défi est de taille. Selon ce rapport, la France pourrait doubler son puits de carbone (forêts, sols...), mais pour arriver à la neutralité, il lui faudra réduire les émissions de 4% par an, du jamais vu (contre -0,5% par an depuis 20 ans).

Comment faire? Sonner la fin du véhicule tout-thermique bien avant 2050, imposer une obligation de rénovation énergétique des bâtiments, faire évoluer les pratiques agricoles, préconise le rapport d'EPE, qui a sollicité des experts (Carbone 4, Enerdata, Cired, Solagro...) et "l'inspiration" de chercheurs, ONG, représentants de syndicats et patronat.

Renforcer la fiscalité sur les émissions et la montée des prix de l'énergie sont une autre "condition", ajoute-t-il.

Quelque 30 mds d'euros annuels d'investissements, portés à 75, devront financer ce nouveau cadre, estime le rapport. Pour pousser les industries à se décarboner, la France devra aussi inciter l'UE à favoriser l'accès à son marché aux pays partageant ses efforts climatiques.

"Nous sommes convaincus qu'il y aura des effets économiques positifs" à ces transformations, sur l'emploi par exemple, a insisté M. Senard, pour qui ce texte traduit aussi "l'engagement des entreprises, de plus en plus réel (sur le climat...) On le voit dans la finance, l'industrie, le monde de l'énergie".

Pour lui, "les leviers politiques" sont primordiaux: "la réglementation, la solidarité, l'atténuation des impacts d'une transition qui pourrait être socialement mal ressentie... Cela couvre des domaines aussi vastes que le prix du carbone, et une fiscalité écologique intelligente."

La PAC, par exemple, a "prouvé qu'on est capable de mettre en oeuvre des règles et incitations qui emmènent des secteurs dans une direction", appuie le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé. "Il faut un cadre, des incitations, des signaux clairs".

Créée en 1992, EPE réunit des groupes comme Michelin, Veolia, Engie, La Poste, Vinci, Total, EDF ou encore Airbus.


Au Chelsea Flower Show, des jardins du futur face au changement climatique

Et si avoir la main verte pouvait aider à préserver la planète? Au Chelsea Flower Show de Londres, l'une des plus grandes manifestations horticoles au monde, le jardin de demain répond aux défis du changement climatique.

"Il suffit d'allumer la télé chaque jour pour voir les changements environnementaux, que ce soit la désertification, la sécurité alimentaire ou la déforestation, et pour prendre conscience que sans les plantes, nous allons avoir des problèmes", explique à l'AFP Tom Dixon, qui a réalisé un jardin avec l'enseigne d'ameublement Ikea baptisé ambitieusement "Le jardinage sauvera le monde".

Tandis que sur les stands alentour du salon, célébration annuelle du génie du jardinage britannique, de délicates pivoines, de splendides lys et des brassées de roses éclatent de couleurs, son jardin sur deux niveaux semble à première vue moins spectaculaire.

Une oasis de verdure composée d'une variété d'arbres, de fleurs et de plantes surplombe un laboratoire où poussent herbes et plantes comestibles sans terre et avec très peu d'eau.

Le designer a voulu montrer que "les plantes sont fondamentales pour notre existence et peuvent avoir plusieurs usages, au-delà de la fonction décorative. Un usage alimentaire bien sûr mais aussi écologique, médicinal et thérapeutique".

Dans la partie laboratoire sont déployées des techniques de culture hors sol comme l'hydroponie ou l'aéroponie, utilisant moins d'eau que via des méthodes traditionnelles.

L'hydroponie, soit la culture sur un substrat neutre régulièrement irrigué par une solution apportant des sels minéraux et des nutriments essentiels aux plantes s'est "répandue dans des villes comme New York ou Paris où elle est utilisée dans des tunnels, des entrepôts", explique Tom Dixon. "C'est une tendance grandissante mais pas très visible car c'est caché".

- Mur comestible -
Un potager s'est ainsi installé il y a quelques années dans un abri anti-aérien de la seconde guerre mondiale à Clapham, un quartier du sud-ouest londonien. Salades et légumes verts y poussent sous une lumière artificielle, fournissant restaurants locaux et Londoniens.

M. Dixon espère déclencher un déclic chez les visiteurs du Chelsea Flower Show qui ouvre mardi. "Tout le monde peut faire pousser des choses", affirme-t-il, convoquant ses souvenirs d'enfant quand, écolier, il faisait pousser des graines de moutarde sur du coton.

"Pas besoin d'avoir un jardin" pour être jardinier, dit en écho à l'AFP Jody Lidgard, designer d'un espace sponsorisé par le centre international Montessori. Dans ce lieu coloré destiné aux enfants, un mur comestible mêle laitues, herbes aromatiques, fraises et champignons tandis que plus loin poussent tomates, blettes et épinards grâce à l'hydroponie.

"Consommer un ou deux repas par an avec des aliments qu'on a soi-même fait pousser peut faire la différence", plaide M. Lidgard, citant un impact pour la qualité des sols et pour la faune.

Selon un rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité (IPBES) publié début mai, 75% des terres et 66% des océans ont été gravement modifiés par les activités humaines.

Pour Barbara Isaacs, ambassadrice de l'association Montessori St Nicholas, l'enjeu est aussi de conserver le lien des plus petits avec la nature alors que "beaucoup d'enfants pensent que les légumes viennent du supermarché parce qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de les planter ou de les récolter".


La capacité à détecter l'odeur de café pourrait aider à lutter contre l'addiction au tabac ou au cannabis

Plus on ressent l'envie de boire du café, plus on serait apte à en détecter les arômes, dévoile une étude. Les chercheurs voient dans cette découverte une nouvelle piste de thérapie à explorer pour lutter contre certaines addictions.  

Cette nouvelle étude publiée dans Experimental and Clinical Psychopharmacology montre que non seulement les amateurs de café seraient plus sensibles à son arôme, mais que leur capacité à le sentir dépendrait de leur degré d'envie. "Nous avons également constaté que les gros consommateurs de café étaient capables de détecter l'odeur d'un produit chimique fortement dilué dans du café. Plus ils désiraient consommer de la caféine, meilleur était leur odorat pour le café", explique le Dr Lorenzo Stafford, expert olfactif au Département de psychologie de l'Université de Portsmouth.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont réalisé deux expériences. Dans la première, 62 hommes et femmes ont été répartis selon leur consommation de caféine : inexistante, modérée (70 à 250 mg, soit 1 à 3,5 tasses de café instantané par jour) ou importante (300 mg, soit 4 tasses ou plus de café instantané par jour). Chaque participant avait les yeux bandés et a dû différencier de très petites quantités d'arômes de café. Ceux qui buvaient le plus de café étaient capables d'identifier le café à des concentrations plus faibles et étaient plus rapides à identifier l'odeur.

Dans le deuxième test, 32 personnes n'ayant pas participé à la première expérience ont été réparties entre celles qui boivent du café et celles qui n'en boivent pas. Elles ont ensuite pris part au même test de détection des odeurs de café. Encore une fois, les résultats ont montré que les consommateurs de caféine étaient plus sensibles à l'odeur du café.

Lutter contre les addictions au cannabis et au tabac

Ces découvertes s'avèrent encourageantes dans la mesure où elles pourraient ouvrir la porte à de nouvelles façons d'utiliser la thérapie par aversion pour traiter les personnes dépendantes aux substances odorantes, telles que le tabac ou le cannabis.

"Nous savons depuis un certain temps que les odeurs peuvent déclencher l'envie de consommer, mais nous montrons ici qu'avec une drogue psychoactive comme la caféine qui crée une légère dépendance, cette envie pourrait être liée à une capacité accrue de détecter cette substance", développe le Dr Stafford. 

Le lien entre odeurs et addictions a été déjà été prouvé à plusieurs reprises. En avril dernier, une étude américaine parue dans le Journal of Abnormal Psychology a par exemple démontré que le fait de sentir des parfums agréables pouvait couper l'envie de fumer.


Des scientifiques développent un test sanguin pour détecter le syndrome de fatigue chronique

Des scientifiques américains de l'université de Stanford mettent actuellement au point un test sanguin qui permettrait aux médecins d'établir un diagnostic du syndrome de fatigue chronique, grâce à l'utilisation d'un biomarqueur.

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) se traduit par une grande sensation de fatigue, mais aussi par des maux de tête, des difficultés à se concentrer ou à dormir et des douleurs au niveau des articulations. Bien que les symptômes soient connus, cette maladie reste encore difficile à identifier. 

"Lorsque des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique demandent l'aide d'un médecin, elles peuvent subir une série de tests qui permettent de vérifier la fonction hépatique, rénale et cardiaque, ainsi que le nombre de cellules sanguines et immunitaires. Tous ces différents tests devraient normalement guider le médecin vers une maladie ou une autre, mais pour les patients atteints du syndrome de fatigue chronique, les résultats sont tous normaux", explique Ron Davis, professeur de biochimie et de génétique à l'université de Stanford et co-auteur de cette nouvelle étude. 

Publiées dans la revue scientifique américaine PNAS, les recherches ont porté sur un petit échantillon de 40 personnes, dont la moitié était atteinte de SFC. Les chercheurs ont prélevé et analysé des échantillons de sang sur des volontaires à l'aide d'un test nanoélectronique, un outil doté de milliers d'électrodes conçu pour contenir des échantillons de sang simplifiés composés de cellules immunitaires et de plasma.

Un plus grand stress chez les patients de SFC

Les scientifiques ont ensuite provoqué un stress cellulaire en ajoutant du sodium (sel) dans les échantillons, puis ont comparé les réponses du groupe expérimental avec celles du groupe témoin. Les résultats indiquent que tous les échantillons de sang des patients atteints de SFC ont généré une "pointe de courant électrique importante", tandis que ceux des volontaires sans SFC sont restés "relativement stables". 

Dans ce cas précis, un changement de l'activité électrique indique un changement au niveau cellulaire. Or, une grande activité des cellules peut traduire une difficulté de l'organisme à se défendre correctement contre le stress. "Nous ne savons pas exactement pourquoi les cellules et le plasma agissent de cette façon, ni même ce qu'ils font. Mais nous voyons clairement une différence dans la façon dont les cellules immunitaires saines et celles des patients qui ont le syndrome de fatigue chronique traitent le stress", précise le Pr Davis. 

La prochaine étape consistera à expérimenter cette méthode sur une plus grande cohorte de patients. Les auteurs de ces travaux espèrent également mettre leur test en application pour développer des traitements potentiels en vue d'améliorer la prise en charge médicale des personnes qui souffrent de SFC.


Des substances toxiques retrouvées dans plusieurs marques d'e-cigarettes aux Etats-Unis

Vous vapotez sans arrêt ? Peut-être que vous devriez un peu ralentir la cadence. Des scientifiques ont en effet détecté des toxines dans plusieurs modèles américains d'e-cigarettes. 

Publiée en ligne dans Environmental Health Perspectives, l'étude a été réalisée par des scientifiques d'Harvard (Boston, Etats-Unis) qui ont examiné 37 cartouches à usage unique et 38 e-liquides provenant des 10 marques de e-cigarettes les plus vendues aux Etats-Unis.

Les produits ont été classés en quatre catégories d'arômes -tabac, menthol, fruits et autres- puis soumis à un dépistage afin d'évaluer la présence d'endotoxines et de glucanes, substances bactériennes inflammatoires toxiques qui endommagent les poumons. Les analyses montrent que 23% des produits contenaient des traces d'endotoxine. Des traces de glucane ont également été retrouvées dans 81% des e-cigarettes passées au crible.

"La découverte de ces toxines dans les produits de cigarettes électroniques ajoute aux inquiétudes croissantes concernant les effets respiratoires néfastes potentiels chez les utilisateurs", alerte David Christiani, professeur de génétique environnementale à la Harvard T.H. Chan School of Public et auteur principal de cette étude.

Les recherches ont également révélé que les concentrations d'endotoxines étaient plus élevées dans les produits aromatisés aux fruits, ce qui indique que les matières premières utilisées dans la production d'arômes pourraient être une source de contamination microbienne.

D'après les auteurs de l'étude, les mèches de coton utilisées lors de la fabrication des cartouches de cigarettes électroniques pourraient également représenter une source potentielle de contamination, l'endotoxine et le glucane pouvant être présents dans les fibres. "Ces nouvelles découvertes devraient être prises en compte lors de l'élaboration des politiques réglementaires pour les e-cigarettes", soulignent-ils.


Empêcher l'autre parent de voir son enfant peut conduire en prison

Après le divorce, celui qui empêche l'autre parent de voir son enfant risque une peine de prison ferme.

Une telle sanction, lorsque le tribunal constate que toute autre serait "manifestement inadéquate", ne peut pas être contraire à la Convention européenne des droits de l'homme qui impose le respect de la vie privée et familiale, a jugé la Cour de cassation.

Le code pénal prévoit jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende pour ce délit, qui consiste à ne pas respecter les mesures prévues par le juge aux affaires familiales, lorsqu'il constate la "non-conciliation" des époux. Les juges appliquent cette sanction.

En l'espèce, la peine d'un an de prison, dont six mois avec sursis, suspendus à deux ans de mise à l'épreuve, a été entérinée par la Cour de cassation.

La Cour a rejeté les arguments d'une mère qui empêchait systématiquement son ex-mari de voir son fils âgé de moins de dix ans alors que le juge avait prévu un droit de visite et d'hébergement du père pour les vacances scolaires.

Cette mère faisait valoir qu'elle n'avait jamais été condamnée auparavant, qu'une peine avec sursis aurait été une sanction suffisante et qu'il s'agissait d'une atteinte disproportionnée à sa vie familiale. Mais la Cour de cassation a estimé que les faits justifiaient cette décision.

La justice a considéré qu'en l'absence d'un risque avéré d'enlèvement par le père, il s'agissait seulement pour la mère d'éloigner l'enfant de son père.

(Cass. Crim, 10.4.2019, R 17-86.631).